mardi 7 mai 2013

"Quand vous êtes SDF, le téléphone c'est votre dernière adresse"


Crédit: Emmaüs Connect
Société - le 7 Mai 2013

"Quand vous êtes SDF, le téléphone c'est votre dernière adresse"

Jean Deydier est depuis février dernier directeur d'Emmaüs Connect, une nouvelle ramure de la célèbre association, vouée à réduire la fracture numérique. En facilitant l'accès au téléphone portable et à internet aux personnes en difficultés, l'association espère les accompagner au mieux dans leur réinsertion sociale.

Pourquoi avoir créé Emmaüs Connect?
Jean Deydier: Emmaüs travail depuis longtemps pour la réinsertion professionnelle par le travail, notamment grâce à Emmaüs Défi, qui ,depuis six ans, propose des contrats de travail de quelques heures à des personnes en grande précarité. Au fil des ans nous nous sommes rendu compte que quasi tous les bénéficiaires avaient un téléphone portable. Mais investir dans de tels outils représente pour eux une part très importante de leur budget. Il fallait donc trouver des solutions pour abaisser les coups.
Car, quand vous êtes SDF le téléphone c'est votre dernière adresse. Le dernier contact que vous avez avec votre famille mais aussi le meilleur moyen de se réinsérer et de retrouver du travail. Aujourd'hui même les services publics sont sur internet, donc sans outils ont est exclu. De même tous les abonnements téléphoniques dit "low-cost" sont uniquement accessibles sur la toile et il faut être bancarisé. Ceux qui n'entrent pas dans ces critères n'y ont pas le droit.
Nous sommes donc allés voir SFR, avec qui nous avions des liens grâce à des bénévoles de l'association. La compagnie, à travers leur propre fondation, a bien voulu nous accompagner et nous donner des cartes prépayées que l'on vend aujourd'hui entre 2 et 6 euros. Cela fait déjà trois ans que nous travaillons ensemble, Emmaüs Connect a donc été créer pour clarifier tout cela et étendre le projet.

Quels sont les bénéficiaires d'Emmaüs Connect?
Jean Deydier: Il n'y a pas de profil type. C'est une mosaïque de personnes. Cela va de la femme africaine qui travaille en France mais qui a besoin d'appeler sa famille restée au pays pour un soutien moral, au chômeur longue durée qui a besoin d'être ultra-réactif pour trouver de petits boulots. Cela touche aussi les personnes désocialisées. Le portable se transforme en lien social.
Emmaüs Connect c'est un soutien financier pour ces personnes, mais pas uniquement. Nous faisons aussi de la formation pour ceux qui ne maîtrisent pas bien le monde numérique.
Pour l'instant Emmaüs Connect se concentre sur Paris et la région Île-de-France, mais en fin d'année nous comptons nous installer dans les cinq plus grandes villes de France. De même, nous voulons aussi investir les territoires ruraux, eux aussi très touchés par la fracture numérique, notamment les personnes âgées.

Quelles sont les prochaines étapes pour l'association?
Jean Deydier: La prochaine grande étape serait de faciliter l'accès à l'outil. Nous avons déjà commencé à fournir des téléphones, mais nous travaillons sur un plan plus concret, avec des entreprises qui vendent des appareils de seconde main. On est donc en train de monter un projet, viable en septembre prochain, avec de grands acteurs du secteur.
Nous nous concentrons surtout sur les smartphones qui donnent un accès à internet. C'est plus simple que les ordinateurs, qui demandent plus de maintenance.
Enfin, nous gérons en ce moment 2 500 bénéficiaires, mais on ne compte pas s'arrêter là. Nous espérons en avoir 5 000 à la fin de l'année, et 100 000 en trois ans. Après nous avançons à notre rythme, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation!

lundi 4 février 2013

Aide alimentaire européenne

Aide alimentaire européenne: semaine décisive pour les plus démunis

Aide alimentaire européenne

Le Conseil européen de jeudi et vendredi prochains doit décider du sort 
du fonds destiné à l’aide alimentaire. Les associations caritatives 
se mobilisent ce lundi dans toute la France.
C’est la dernière ligne droite. Alors que le Conseil européen décidera, jeudi et vendredi, du sort du Programme européen d’aide aux plus démunis (Pead), les associations d’aide alimentaire (Banque alimentaire, Croix-Rouge, Restos du cœur et Secours populaire) mettent la pression en organisant, aujourd’hui, une mobilisation exceptionnelle pour sauver ce dispositif qui permet de distribuer des repas à 18 millions de personnes en Europe, dont 4 millions en France.
Aux alentours de midi, dans une douzaine de grandes villes (Paris, Montpellier, Lille, Dijon, Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand, Caen…), bénévoles et citoyens sont invités à venir faire semblant de manger dans une assiette pleine de vide… Un « airfood » géant destiné à interpeller les dirigeants européens. « Car si le Pead disparaît, dans quelques mois, 18 millions d’Européens ne feront plus semblant », alertent les associations.

Créé en 1986, le Pead était financé jusqu’ici par le biais des surplus de la politique agricole commune (PAC), pour quelque 500 millions d’euros par an, soit 1 % du budget de la PAC. Une somme répartie entre les États et qui représente une part importante de l’aide apportée par les associations. Pour la France, c’est un tiers des distributions, soit 130 millions de repas par an. Pour 
la Pologne, cela monte à 80 %.

116 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté…
Mais voilà. En 2009, sept pays européens, dont l’Allemagne, ont dénoncé ce Pead, jugeant notamment que cette aide ne devait pas être prélevée sur le budget de la PAC. La Cour européenne de justice leur a donné raison et a condamné le Pead dans sa forme juridique actuelle.
Où en est-on ? Après des mois de bras de fer, les institutions européennes ont fini par plancher sur un nouveau dispositif, baptisé Fonds européen d’aide aux plus démunis (Fead). Un fonds qui ne se limite plus à l’aide alimentaire et qui serait inclus dans le Fonds social européen. Pour Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée à la Lutte contre l’exclusion, « ce projet a le mérite d’apporter une pérennité et de reconnaître que l’aide alimentaire est une composante importante de la solidarité ».

Montants insuffisants
Seul problème : l’enveloppe de ce nouveau fonds, décidée lors du Conseil européen des 7 et 8 février, pourrait être inférieure à 2,5 milliards d’euros sur la période 2014-2020. Soit une diminution de plus de 25 % par rapport à la somme allouée jusqu’à présent à la seule aide alimentaire ! Et ce, alors que la misère ne cesse de progresser en Europe, avec 116 millions de personnes vivant actuellement en dessous du seuil de pauvreté…
« Les montants proposés sont insuffisants, a estimé la semaine passée, au nom du groupe PS, la députée Seybah Dagoma. L’inclusion dans le programme de dimensions nouvelles (...) doit donner lieu à des financements complémentaires. » Pour le député du Front de gauche, André Chassaigne, c’est avant tout une question de morale politique. « Peut-on admettre, alors qu’on a trouvé des milliards pour les banques, qu’on ne trouve pas les milliards nécessaires quand la pauvreté augmente en 
Europe ?» interroge l’élu. 
Pour le Secours populaire, 
c’est clair : « Toute négociation budgétaire tolérant un niveau en dessous du niveau actuel – 3,5 milliards sur sept ans – serait un échec. » Une somme qui ne représente qu’1 euro par an et par 
Européen.

Airfood project à Paris pour l'aide alimentaire européenne

Quelque 400 personnes ont répondu ce lundi à l'appel du Secours populaire, des Restos du cœur, de la Banque alimentaire et de la Croix rouge, pour que l'Union européenne conserve son dispositif d'aide alimentaire. (Photos Joël Lumien)

vendredi 1 février 2013

«Un mal-logement sans limites»

«Un mal-logement sans limites»
Ce n’est pas seulement dans les endroits où les niveaux des prix de l’immobilier sont les plus chers que la crise de l’habitat s’exprime avec virulence, relève le nouveau rapport de la Fondation Abbé-Pierre. 

Quand il s’est éloigné de la première couronne parisienne, Boris a cru avoir laissé derrière lui les problèmes de mal-logement. N’avait-il pas trouvé l’introuvable, dans l’Oise, au nord de Paris, où il a loué une maison pour 700 euros mensuels ? Un tarif plutôt bas… à première vue : avec les sommes englouties par la chaudière au fioul « cela revenait au même d’acheter ». Avec un crédit n’excédant pas le tiers de leurs revenus, ce couple de salariés s’est finalement offert une maison de 108 mètres carrés à Bailleval, village de 2 000 âmes, à 90 km de Paris, pour 151 000 euros. « Mais c’est vite devenu un piège lorsque ma compagne a perdu ses revenus, explique Boris. En début de mois, nous avons juste de quoi faire des achats alimentaires. »
Même dans cette zone semi-rurale aux prix de l’immobilier plutôt bas, les problèmes de logement les ont rattrapés. Un cas emblématique. « Contrairement au discours du précédent ministre du Logement, ce n’est pas seulement dans les endroits où les niveaux de l’immobilier sont les plus élevés que les problèmes de logement sont les plus importants », explique Christophe Robert, directeur général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre, qui rend public aujourd’hui son 18e rapport annuel. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

La centrifugeuse parisienne
Les communes rurales, isolées ou périurbaines, accueillent 46 % des logements sans confort. Autre surprise soulignée par le rapport : dans les grandes villes à prix bas, « 27 % des ménages supportent un effort financier excessif », avec un reste à vivre inférieur à 500 euros. À l’inverse, ils ne sont que 5 % dans cette situation à Paris, où les prix n’ont pourtant pas arrêté de flamber. « La centrifugeuse a fonctionné, et éjecté les plus modestes de la capitale », ­déplore ­Patrick Doutrelignes, le délégué ­général de la ­Fondation Abbé-Pierre.
Le mal-logement est donc présent partout, il change simplement de visage selon les territoires. À l’inverse des grandes villes attractives, où règne la pénurie, les zones rurales éloignées des grandes villes connaissent, par exemple, de nombreux logements vétustes « habités par des propriétaires parfois impécunieux, souvent vieillissants ». En témoigne, ajoute Christophe Robert, « la forte hausse des aides demandées aux CCAS dans les départements ruraux (+ 60 % en Indre-et-Loire ou dans le Puy-de-Dôme) ».

Contraints de s'éloigner
Les accédants modestes à la propriété contraints de s’éloigner « dans le périurbain » se sont souvent « endettés lourdement sans prendre en compte les coûts de chauffage ou des déplacements ». Dans de nombreuses zones industrielles en déclin, les efforts de rénovation des logements semblent sans effet vu les conditions sociales dégradées des habitants.

Documents à télécharger : Le nouveau rapport de la Fondation Abbé-Pierre

vendredi 25 janvier 2013

Un marchand de sommeil condamné

Un marchand de sommeil condamné pour avoir loué un 5,78 m2 pour... 430 euros par mois

Un marchand de sommeil condamné
Cela faisait cinq ans qu'elle habitait ce minuscule studio de 5,78 m2 dans le XIe arrondissement de Paris. Au terme de trois ans de batailles judiciaires, cette femme de 37 ans a réussi à faire condamner son bailleur à lui verser la somme de 20 000 euros.

Alors que la locataire, restée cinq ans dans les lieux, était en litige avec le bailleur au sujet d'un dégât des eaux, la préfecture avait pris un arrêté en 2009 de faire cesser définitivement l'occupation des lieux. Les installations du logement étaient non-conformes, a expliqué à l'AFP son avocat, Me Manuel Raison, confirmant une information du Parisien, précisant par exemple que les plaques électriques étaient si proches de l'échelle qui menait à l'endroit ou se trouvait le lit que le bois était noirci.
Selon le décret du 30 janvier 2002, un logement décent doit disposer au moins d'une surface habitable au moins égale à 9m2 et une hauteur sous plafond d'au moins 2,20m, soit un volume habitable de 20 mètres cubes au minimum.
Le bailleur avait attaqué en référé devant le tribunal d'instance du XIe arrondissement la locataire au sujet d'un arriéré de loyer de deux mois, mais retour de bâton, c'est lui qui a été condamné à lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts provisionnels.
Un montant que la cour d'appel de Paris a porté à 20.000 euros en juin 2011. Le bailleur avait fait un pourvoi en cassation, qui a été rejeté en décembre dernier, rendant ainsi définitive sa condamnation.
Plusieurs affaires de location de logements minuscules à Paris ont récemment été révélées par la Fondation Abbé Pierre, comme une chambre d'1,56 m2 (selon les calculs prévus par la loi, mais de 4 ou 5 m2 au sol) louée pour 330 euros par mois, ou encore une mère expulsée d'un 4 m2 loué 200 euros par mois.
En 2010, près de 177.445 logements du parc privé en Ile-de-France étaient considérés comme potentiellement indignes (PPPI), selon l'Agence régionale de Santé d'Ile-de-France.

Une mère célibataire expulsée illégalement d’un 4 mètres carré


Après le taudis de 1,56 mètre carré payé 330 euros, la Fondation Abbé Pierre révèle le cas d'une mère célibataire jetée d’une pièce en hiver, alors que Matignon détaille son plan de lutte contre l’exclusion. 
La crise du logement, conjuguée au tsunami de pauvreté qui déferle sur notre pays, ne cesse d’atteindre de tristes records. Après avoir révélé la semaine dernière le cas d’un homme vivant depuis quinze ans dans une pièce sous un toit, mesurant légalement 1,56 m2 et payée 330 euros par mois (voir photo) – du jamais-vu –, la Fondation Abbé-Pierre a annoncé sur sa page Facebook l’expulsion d’une mère célibataire de son 4 m2, situé boulevard Brune, dans le 14e arrondissement de Paris, qu’elle louait 200 euros par mois.

Des conditions de vie bien en deçà de ce qu’impose la loi, pour laquelle un logement décent nécessite une surface habitable au moins égale à 9 m2 et une hauteur sous plafond de 2,20 m. Cela n’a pas semblé émouvoir son propriétaire, qui l’a illégalement mise à la porte pour trois mois d’impayés, en pleine trêve hivernale. Faisant fi de la justice et des températures négatives, il a changé la serrure pendant son absence. Puis il lui a envoyé un SMS indiquant que ses affaires personnelles avaient été empaquetées et laissées dans le couloir. Toute une vie jetée, du jour au lendemain, dans des sacs-poubelle.
Double crise
Se faire expulser à coup de texto, payer un loyer à 211 euros le mètre carré pour bénéficier d’un logement où l’on ne tient debout que sur 20 cm de large semblent des situations extrêmes, voire ubuesques. Mais elles se développent parce que « le pays vit une double crise, explique Patrick Doutrelignes, de la Fondation Abbé-Pierre. Il manque énormément de logements en France, et à cela s’ajoute une crise économique qui fait que non seulement les logements sont de plus en plus chers, mais les ménages ont de moins en moins de revenus ».
Lutte contre la pauvreté
Dans ce contexte, Jean-Marc Ayrault réunit aujourd’hui, à 17 heures, le comité interministériel de lutte contre l’exclusion, au cours duquel il doit détailler les annonces faites lors de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté, en décembre. Or, « ces mesures ne se concentrent que sur l’année 2013 et ne répondent pas à l’ampleur des difficultés des personnes sans abri ou mal logées », ont alerté vendredi 33 associations de lutte contre la pauvreté, qui « s’inquiètent de l’immobilisme des services de l’État », et demandent déjà au premier ministre de revoir sa copie. Vendredi, elles ont réitéré leur appel pour « un moratoire sur les expulsions locatives sans relogement (avec dédommagement des propriétaires) », et « une opération massive d’accès au logement fixée sur plusieurs années ». Que vont devenir les 19 000 personnes mises à l’abri cet hiver, s’interroge aussi la Fondation Abbé-Pierre, qui lance avec le Collectif des associations unies un compte à rebours pour suivre la mise en œuvre des plans territoriaux de sortie de l’hiver, annoncés par le gouvernement pour en finir avec la gestion au thermomètre.
  • A consulter:
le site de la Fondation Abbé Pierre

mercredi 5 décembre 2012

"Il paraît que c'est la maison d'une vieille folle"

Au total, 600 000 logements en France seraient considérés comme des taudis. 2 187 000 personnes vivent dans des conditions très difficiles ou dégradées : logements exigus, sans eau, sans WC, sans chauffage… selon la Fondation Abbé Pierre qui a lancé sa campagne d'hiver de sensibilisation nationale contre l’habitat indigne.





Face à l’urgence de ce fléau national, la Fondation lance pour la première fois un site dédié à la lutte contre l’habitat indigne : non-aux-taudis.fr

vendredi 30 novembre 2012

Opération Noël à Emmaüs

C’est aussi Noël chez Emmaüs

carole-gaesslerDans le journal de France 3 hier soir, la délicieuse Carole Gaessler annonçait allègrement que le budget moyen des cadeaux de Noël par enfant était de 110 euros pour une famille.
Chère Carole, nous ne devons pas avoir les mêmes valeurs.
Je pense qu’une grande majorité des Français non plus. Certains et ils sont de plus en plus nombreux iront dans les grandes ventes de Noël d’Emmaüs.

Du nouveau pour les fêtes chez les compagnons d’Emmaûs : le nouvel Espace Rétro propose bijoux, dentelles, habits de ville et de fête, colifichets, accessoires de théâtre, linge ancien, linge de maison, mercerie…

Actuellement vente de décorations de Noël et de Jouets : sapins guirlandes et divers accessoires sur les deux sites (Rue Armand Barbès à Limoges et au Bric à Brac du Moulin de la Ribière à St Priest Taurion). Une vente de Jouets anciens à Limoges débutera à partir du 11 décembre. Et enfin, journée continue à Limoges le 24 décembre de 9h à 15h.

Salle de Limoges : 78 rue Armand Barbès Limoges ouverte les mercredis et jeudis après-midi de 14H30 à 18H et le samedi de 9h à 12h et de 14h30 à 18h.
Bric à Brac le Moulin de la Ribière St Priest Taurion : ouvert du mardi au vendredi de 14H30 à 17H30 et le samedi de 9H à 12h et de 14H30 à 17h30

Renseignements :
05 55 39 74 40
emmaus87@wanadoo.fr 


Crédit photo : Valentin Uta
Nous venons d'apprendre celle de St Brieuc  fixée au 7 et 8 décembre prochain.
Ah , au fait puisque j’en parle, la Communauté de St Brieuc vient de se doter d’un blogMettez-le dans votre blogroll et dans vos favoris, cela peut servir.
Vente de Noël_Emmaüs-Côtes d'Armor

mercredi 31 octobre 2012

Des collecteurs de textiles créent la polémique


Des collecteurs de textiles créent la polémique par Emmaus87

Dans les villes, on voit fleurir des collecteurs de textiles et de chaussures.
Mais à côté de ses bacs fournis par des associations caritatives, on trouve d'autres sortes de collecteurs qui ne proviennent pas d'associations et qui soulèvent quelques polémiques...

mercredi 5 septembre 2012

Quatre pistes simples pour lutter contre la pauvreté

Pour lutter contre la pauvreté en France, qui touche environ 8 millions de personnes, les minima sociaux devraient être relevés, les loyers régulés, et les tarifs de l'énergie adaptés. C'est ce que préconise le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CNLE), dans un rapport rendu public ce mercredi.

Le président de l'instance consultative, Etienne Pinte, estime ainsi "inconcevable, lorsque le contexte économique est difficile, de faire porter sur les plus faibles le poids de l'environnement contraint et de faire payer relativement cher à ces ménages l'accès aux services essentiels et les biens de première nécessité". A l'opposé de l'ancien gouvernement Fillon qui stigmatisait les pauvres comme des assistés, le CNLE prône dans son rapport une vraie politique d'accompagnement. Avec:
  • "une réévaluation des minima sociaux (notamment le RSA) et leur indexation sur le taux de croissance".
  • En matière de logement, le CNLE demande un renforcement de "la régulation des loyers par l'Etat", une "politique de prévention des expulsions et d'accompagnement des foyers fragiles pour le maintien dans leur logement".
  • En ce qui concerne l'accès à l'énergie, à la téléphonie et aux nouvelles technologies, le rapport souhaite que les entreprises concernées diversifient "leur offre de produits et de services à destination des clients économiquement fragiles et modestes".
  • Autre levier de lutte contre la pauvreté: la création de "dispositifs d'alerte et d'intervention sociale précoce" pour prévenir le surendettement par exemple, mais également pour "réduire la stigmatisation de la pauvreté".
Actuellement quelque 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (c'est-à-dire avec moins de 954 euros par mois pour une personne seule, correspondant à 60% du niveau de vie médian), selon l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES). Entre 5 et 6 millions de personnes sont en situation d'exclusion bancaire, selon des estimations produites en décembre 2011 par la Croix rouge française notamment. Quant au surendettement, la Banque de France a enregistré 232.000 dossiers fin 2011, soit une hausse de 23% depuis 2008.
Conférence sur la pauvreté en novembre
Dans un communiqué commun, les ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Marie-Arlette Carlotti (Lutte contre l'exclusion) rappellent que le nouveau gouvernement a déjà "engagé des mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes" comme l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire et celle du Smic. Les 12 et 13 novembre se tiendra à Paris une conférence sur la pauvreté devant déboucher sur un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et l'exclusion.
  • A lire aussi:
Consulter le rapport du CNLE ici

dimanche 5 août 2012

Ayrault rend hommage à l'abbé Pierre, qui aurait eu 100 ans ce dimanche




Photo prise le 23 janvier 2007, devant l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, au lendemain de la mort de l'abbé Pierre.
Photo prise le 23 janvier 2007, devant l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, au lendemain de la mort de l'abbé Pierre. | AFP/DOMINIQUE FAGET

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est associé, dimanche 5 août, à une cérémonie d'hommage à l'abbé Pierre en Seine-Maritime, par le biais d'un message lu par le président d'Emmaüs international, "saluant la mémoire d'un homme exceptionnel", a rapporté Matignon dans un communiqué.

Le fondateur des chiffonniers d'Emmaüs (devenus ensuite les communautés d'Emmaüs), grande figure de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, aurait eu 100 ans ce 5 août 2012. Il est mort le 22 janvier 2007 à 94 ans.

PLAN DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L'EXCLUSION EN 2013
A l'initiative d'Emmaüs international, un hommage lui a été rendu à Esteville (Seine Maritime), ville où il a résidé et où il est enterré. Au travers d'un message lu par le président d'Emmaüs international, Jean Rousseau, le premier ministre "a rendu hommage à celui qui a consacré sa vie à aider les plus pauvres et les plus fragiles, et salué le travail et l'engagement quotidien des Communautés Emmaüs et de la Fondation Abbé Pierre".

Dans son message, soulignent ses services, "le premier ministre a rappelé que le combat pour le droit au logementour tous - avec notamment l'objectif de construction de 150 000 logements sociaux par an - et la lutte contre la pauvreté étaient des priorités du président de la République et du gouvernement". "Il a confirmé l'organisation à l'automne d'une conférence sur la pauvreté, prélude à l'adoption au début de l'année 2013 d'un plan national de lutte contre la pauvreté et l'exclusion", conclut le communiqué.